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| 60 % des personnes interrogées déclarent bénéficier de soins esthétiques. | 40 % des personnes interrogées déclarent ne pas bénéficier de soins esthétiques. |
| Lieux de pratique : - à domicile : 62 % - structure tout public : 33 % | Les raisons invoquées * :
- pas besoin : 83 % |
| 72 % des personnes interrogées prennent leur repas à domicile. 41 % d’entre elles reçoivent une aide à la préparation de leur repas. |
| Qui aide à la préparation des repas ? : - membre de la famille/proches : 67% - aide ménagère : 33 % |
| Lieu d’achat * : - magasin tout public : 82 % - vêtements fournis par la famille : 30 % - achat par correspondance : 24 % *Total supérieur à 100 - Plusieurs réponses possibles |
| Les difficultés liées à l’achat de vêtements : - vêtements inadaptés : 18 % - coût trop élevé : 14 % |
18 % des personnes interrogées se plaignent de vêtements inadaptés à leur handicap. Par exemple, il n’existe pas de tenue imperméable à adapter aux fauteuils roulants, certains vêtements sont difficiles à enfiler, il arrive que des membres se coincent dans les doublures, les tailles sont standardisées sur le modèle des personnes valides...
| 57 % des personnes interrogées déclarent avoir recours à une aide à domicile, dont : - 51 % pour l’entretien de la maison - 39 % pour la préparation des repas - 39 % pour l’entretien du linge : - 35 % pour l’accompagnement lors des sorties : - 35 % pour effectuer des démarches administratives - 18 % pour faire les courses Total supérieur à 100 - Plusieurs réponses possibles Qui assure cette aide ? - une tierce personne entièrement prise en charge : 59 % - une tierce personne rémunérée : 30 % | 25 % des personnes interrogées déclarent ne pas avoir besoin d’aide à domicile Les besoins : - 13 % des personnes interrogées souhaiteraient bénéficier d’une aide pour l’entretien de leur maison - 7 % souhaiteraient bénéficier d’une aide pour la préparation de leurs repas - 7 % souhaiteraient bénéficier d’une aide pour effectuer les démarches administratives - 7 % souhaiteraient bénéficier d’un accompagnement lors de leurs sorties Total supérieur à 100 - Plusieurs réponses possibles |
Plus de la moitié des personnes interrogées bénéficie de services de confort au quotidien à domicile (soins esthétique, entretien de la maison, préparation des repas). Pour près des deux tiers d’entre elles, les aides perçues sont prises en charge par le département ou co-financée par le département et l’Etat au titre de l’aide sociale (aide ménagère, aide au repas, auxiliaire de vie). Cependant, ces aides ne sont attribuées qu’aux personnes reconnues handicapées par la COTOREP et disposant de ressources inférieures à un certain plafond. Les personnes non reconnues par la COTOREP doivent alors financer les aides qu’elles perçoivent à domicile par leurs propres moyens ou ne peuvent tout simplement pas en bénéficier. Dans de nombreux cas, la famille pallie aux besoins exprimés, notamment pour la préparation des repas, ou encore en fournissant des vêtements aux personnes qui ne peuvent se déplacer dans les magasins. De même, parmi les personnes déclarant ne pas avoir besoin d’aide à domicile, un certain nombre bénéficie en réalité de l’aide d’un membre de la famille ou d’un proche pour l’entretien de la maison, l’accompagnement lors de sortie, la réalisation des tâches administratives...
28 % des personnes interrogées occupent actuellement un emploi, dont près de la moitié en CAT. Parmi les 72 % de personnes n’occupant pas d’emploi actuellement, 20 % déclarent n’avoir jamais travaillé et 32 % souhaiteraient trouver un travail.
Accès à l’emploi
| Moyen d’accès à l’emploi (personnes occupant actuellement un emploi) : - relations personnelles / famille : 33 % - association pour personnes handicapées : 27 % - démarche personnelle : 20 % - ANPE ou organisme de placement : 20 % | Difficultés d’accès à l’emploi (personnes n’occupant pas d’emploi) * : - inapte au travail : 35 % - pas de diplôme suffisant : 35 % - pas d’expérience : 35 % - pas d’emploi adapté : 35 % * Total supérieur à 100 - Plusieurs réponses possibles |
93 % des personnes interrogées ont suivi une scolarité. La majorité (62 %) dans une classe ordinaire. Mais pour près des deux tiers, cette scolarité prend fin avant l’entrée en lycée. 19 % seulement ont fait des études supérieures.
35 % des personnes interrogées ont bénéficié, au sein de leur établissement scolaire, d’un service dédié à l’accueil des personnes handicapées. Dans la plupart des cas, ce dispositif consistait en un suivi personnalisé et/ou en l’aménagement d’un lieu spécifique. Parmi les personnes n’ayant bénéficié d’aucun service dédié, l’aménagement d’un temps de réunion est cité juste après le suivi personnalisé dans les besoins liés à l’accueil des personnes handicapées dans les établissements scolaires.
Matériel spécial
| 33 % des personnes interrogées ont bénéficié d’une aide spécifique durant leur scolarité |
| Type d’aide reçue [9] * : - matériel spécial : 56 % - aide personnelle : 56 % - accessibilité aux salles de l’établissement : 38 % - matériel pédagogique adapté : 31 % - aménagement du temps en milieu ordinaire : 31 % * Total supérieur à 100 - Plusieurs réponses possibles |
Pour les personnes n’ayant bénéficié d’aucune aide durant leur scolarité, les besoins cités sont l’aide personnelle, la mise à disposition de matériel spécial et l’aménagement du temps en milieu ordinaire.
La loi du 11 février 2005 "pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées" pose le principe de l’intégration scolaire pour tout enfant porteur de handicap (droit d’être inscrit en milieu ordinaire, dans l’école la plus proche de son domicile). Dans le fait, ce principe n’est pas toujours facile à appliquer. Pour exemple, le paradoxe kafkaïen d’un enfant handicapé inscrit à l’école ordinaire du village de Saint-Jean (Haute-Garonne), mais ne pouvant bénéficier des services d’un Auxiliaire de Vie Scolaire, réclamé par le directeur de l’établissement pour "raisons de sécurité", mais refusé par l’Inspection d’Académique1.
Car dans les faits, les enfants handicapés sont souvent placés dans des établissements spécialisés. Ces structures visent à les éduquer et les soigner selon des programmes, des méthodes et des rythmes adaptés afin de favoriser leur épanouissement et donc leur insertion future dans la société. Dans un souci d’efficacité, les divers établissements se spécialisent de plus en plus, d’où une exclusion des publics non concernés. Il en résulte un choix plus restreint pour les individus. Ainsi, les jeunes handicapés doivent parfois être scolarisés en internat lorsqu’ils habitent trop loin. Ce qui peut provoquer un éloignement de leur famille ainsi qu’un séjour interminable dans une même structure tout au long de leur scolarité, ou au contraire, des changements intempestifs d’établissement en fonction de critères administratifs indépendants de leur propre rythme [10].
| 59 % des personnes pratiquant une activité sportive déclarent avoir des difficultés d’accès aux lieux de pratique 52 % des personnes fréquentant des lieux culturels et de loisirs déclarent avoir des difficultés d’accès aux lieux fréquentés 32 % des personnes pratiquant une activité artistique déclarent avoir des difficultés d’accès aux lieux de pratique |
L’accessibilité aux lieux de loisirs est problématique pour la majorité des personnes interrogées. Les activités sportives se déroulent fréquemment dans des établissements municipaux et/ ou tout public rarement aménagés pour accueillir un public handicapé. De nombreux lieux ne sont qu’à moitié accessibles : marches menant à l’entrée, largeur des portes ou des couloirs insuffisante, vestiaire ou toilettes non aménagés, stades accessibles aux spectateurs handicapés mais pas aux sportifs handicapés... Ces exemples sont autant de freins à la pratique sportive. Les difficultés d’accès aux lieux culturels découlent des mêmes principes. Les activités artistiques hors domicile étant majoritairement organisées au sein de structures pour personnes handicapées, l’accessibilité aux lieux est moins problématique.
| Les lieux les plus difficiles d’accès cités par l’ensemble des personnes interrogées : - petits commerces : 43 % - services publics : 29 % - restaurants : 28 % - lieux touristiques : 20 % |
« Pour se déplacer en ville, c’est vrai que c’est très difficile, il y a très peu de magasins ou administrations qui sont accessibles pour les personnes handicapées à Marseille. », s’insurge Carine (La jeunesse retrouvée, Regards croisés sur le handicap, www.koinai.net). Les lieux les plus difficiles d’accès sont également des lieux difficilement contournables : comment faire ses courses ou effectuer tel ou tel démarche administrative quand on est handicapé ? Les personnes interrogées se rabattent sur les grandes surfaces, dont la largeur des rayons, adaptée aux chariots, permet le passage des fauteuils roulants (une fois résolu le problème du transport jusqu’aux centres commerciaux) ou privilégient les démarches par correspondance, de plus en plus pratiquée par les administrations (notamment par La Poste, les Centres d’Impôts, la CAF, la Sécurité sociale).
Les difficultés d’accès rencontrées en fonction des lieux fréquentés
| Lieux de pratiques artistiques | Lieux culturels et de loisirsLieux de pratiques sportives | Lieux administratifs | Equipements de proximité** | ||
| Cheminement inaccessible ou inadapté | 50 % | 61 % | 40 % | 38 % | 56 % |
| Escalier(s) ou marche(s) menant à l’entrée | 44 % | 68 % | 50 % | 36 % | 42 % |
| Absence de place de parking réservée | 25 % | 37 % | 30 % | 30 % | 30 % |
| Etages non accessibles (absence d’ascenseurs) | 19 % | 47 % | 30 % | 20 % | 14 % |
| Absence de sanitaires pour personnes handicapées | 6 % | 34 % | 20 % | 13 % | 22 % |
| Porte(s) d’entrée inadaptée(e) | 6 % | 24 % | 20 % | 16 % | 22 % |
| Difficultés d’orientation | 19 % | 13 % | 20 % | 14 % | 18 % |
| Absence d’aménagement spécifique adapté aux différents handicaps | 6 % | 24 % | 20 % | 11 % | 14 % |
| Personnel d’information absent ou indisponible | 6 % | 3 % | 20 % | 7 % | 4 % |
| Guichets trop élevés | 0 % | 13 % | 10 % | 5 % | 10 % |
| Obstacles divers | 69 % | 55 % | 50 % | 39 % | 58 % |
* Totaux supérieurs à 100 - Plusieurs réponses possibles
** La Poste, arrêt de transport en commun, gare SNCF, magasin d’alimentation, supermarché, espace vert, école, pharmacie, café, centre de soins, banque, lieu de travail
Les difficultés d’accès aux différents lieux sont nombreuses, mais certains obstacles sont récurrents : cheminement inaccessible ou inadapté, escalier(s) ou marche(s) menant à l’entrée, étages non accessibles sont régulièrement cités. En revanche, plus rares sont les personnes interrogées se plaignant de l’absence ou de l’indisponibilité du personnel. Mais cela suffit-il à en faciliter l’accès ? A priori, le champ des améliorations est encore large : « Énormément de travail reste à faire dans ce domaine : au niveau des trottoirs, au niveau de l’accessibilité des bâtiments, des portes, et j’en passe. », déplore Christian, De la lucidité à l’espérance, Regards croisés sur le handicap, www.koinai.net). Et les personnes handicapées doivent faire avec des aménagements parfois incomplets « Il y a des impairs qui se font : on passe en biais les portes et plein de petits trucs qui ont été oubliés », précise Jacques (L’art de tirer le meilleur du pire, Regards croisés sur le handicap, www.koinai.net)
Si l’absence de parking réservé est citée en bonne place, l’occupation des places quand elles existent pose d’autres problèmes : « Les places de parking sont la plupart du temps prises par des personnes valides pressées. Sauf que j’ai besoin d’un espace handicapé pour me garer sinon je ne sais pas me transférer dans ma chaise. », indique Valérie (Femme, mère et handicapée , Regards croisés sur le handicap, www.koinai.net). « Comme pour les places qui sont " handi " réservées aux personnes handicapées, il n’y a qu’un seul sigle qui représente les personnes handi, c’est ce fameux fauteuil avec quelqu’un de schématique. Mais là-dedans, ça englobe tout : les mal-voyants, les personnes qui marchent, mais qui ont eu droit à leur carte d’invalidité (invalides à 80%) et qui se déplacent, alors ceux qui sont valides confondent tout. Quand ils voient une personne qui prend cette place-là et qui sort en marchant normalement, ils n’y comprennent plus rien, et donc ils se garent à côté et ça ne les dérange pas. Si c’est quelqu’un en fauteuil comme moi et s’il se gare à côté de moi, je ne peux plus ouvrir la portière. C’est pour ça que ces places-là, il faut les mettre sur les extrémités, de manière à ce que personne ne puisse venir se garer à côté. », complète Jacques (L’art de tirer le meilleur du pire, Regards croisés sur le handicap, www.koinai.net)
Les trois quarts des personnes interrogées vivent en appartement ou dans une maison individuelle, un quart vit en foyer. La moitié est propriétaire de son logement, un quart est locataire, un quart est occupant à titre gratuit. Plus d’un tiers des personnes interrogées déclare avoir été confronté à des difficultés pour trouver un logement. Ces difficultés sont d’abord d’ordre financier ; est ensuite citée la difficulté à trouver un logement adapté au handicap. Un quart des personnes interrogées déclare éprouver des difficultés d’accès à certaines pièces du logement. La salle d’eau (citée par 11 % des personnes interrogées) et les toilettes (14 %) sont les pièces les plus difficiles d’accès. Ces déclarations sont confirmées par le taux d’équipement des personnes handicapées en mobilier adapté et par les nécessités d’aménagement évoquées :
Aménagement du logement
| 25 % des personnes interrogées déclare avoir aménagé leur logement à leur handicap | 75 % des personnes interrogées déclare ne pas avoir aménagé leur logement à leur handicap |
| Aménagements les plus fréquents * : - toilettes/salle d’eau : 81 % - cuisine : 57 % | Aménagements nécessaires : - toilettes/salle d’eau |
| Effectué par qui :
- moyens propres, familles, amis : 67 % | Difficultés invoquées :
- manque de moyens financiers |
Meuble ou équipement adapté
| 31 % des personnes interrogées déclare disposer de meubles ou d’équipements adaptés à leur handicap | 69 % des personnes interrogées déclare ne pas disposer de meubles ou d’équipements adaptés à leur handicap |
| Aménagements les plus fréquents * : - toilettes : 58 % - baignoire/douche/lavabos : 58 % - lit : 58 % - cuisine : 38 % - dispositifs de soutien : 38 % | Aménagements nécessaires : - toilettes adaptées - baignoire/douche/lavabos adaptés |
| Lieux d’achats : - magasin grand public | Difficultés invoquées : - manque de moyens financiers |
Dans la majorité des cas, le non-aménagement ou le non-équipement du logement, si nécessaire, est lié à un manque de moyens financiers. Les aménagements déjà réalisés ont d’ailleurs le plus souvent été effectués par les personnes concernées ou leurs proches. « Je suis logé chez mes parents moyennant quelques aménagements. Les moyens financiers manquent. J’ai pris contact avec Handitoît. Se loger est déjà problématique pour tout un chacun en raison de la cherté des loyers mais si, en plus, vous êtes affecté d’un handicap physique majeur, ça devient très compliqué... », explique Christian (En marge, Regards croisés sur le handicap, www.koinai.net)
Le Conseil général peut participer au financement des travaux d’aménagement du logement des personnes handicapées, en fonction de conditions d’attribution. Trois types d’aides sont proposés :
- l’aide de l’Association pour le Logement des Grands Infirmes (A.L.G.I.) peut subventionner jusqu’à 50 % du coût des travaux d’adaptation à réaliser ;
- le 1 % logement permet de financer, sous forme de subvention ou de prêt, des travaux d’accessibilité et d’adaptabilité à hauteur de 50 % ;
- un crédit d’impôt sur le revenu est accordé pour les installations d’ascenseur.
D’autres aides existent suivant que les personnes sont locataires auprès d’un bailleur public ou privé ou propriétaires de leur logement. Pour aider à constituer une demande de dossier, deux opérateurs ont été conventionnés par le Conseil général : le C.R.E.E.D.A.T. (Centre Régional d’Exposition et d’Essai pour les Aides Techniques) et l’A.P.F. L’opérateur sélectionné va voir la personne handicapée pour évaluer les besoins réels d’aménagement et l’aider au montage de son dossier. Une aide à la recherche d’une entreprise pour réaliser les travaux lui est également apportée.
Dans le cadre de la démarche de compensation du handicap, la Sécurité sociale peut également aider au financement d’aides dites « techniques » [6]. Quand l’acquisition d’un matériel n’est pas complètement pris en charge par la Sécurité sociale, d’autres organismes peuvent en compléter le financement : mutuelles, Caisses de retraite, A.G.E.F.I.P.H, C.C.A.S, etc.
Enfin, certaines associations oeuvrent en faveur de l’accès au logement des personnes handicapées. Ainsi l’association Se loger - Alpha 13 [7]achète des logements, les réhabilite et les met à disposition des personnes handicapées. HandiToit [8] Provence travaille à la réalisation d’un projet ambitieux et novateur d’appartements regroupés avec un Service d’Aide Médico-Sociale pour Adultes Handicapés (SAMSAH). Au sein d’un même immeuble, sont répartis 12 à 14 appartements adaptés pour des locataires en fauteuil. A l’intérieur de son logement, la personne circule sans aucun obstacle architectural et utilise toutes les fonctions de l’habitation. De l’extérieur, la personne accède à son logement sans aucune difficulté. Ces appartements sont reliés à un local (sur le site même des appartements regroupés), siège du Service d’Aide de HandiToit. Chaque personne peut ainsi, grâce à un interphone relié à ce local, joindre le personnel en cas de problème et ce, 24 h sur 24. Le Service HandiToit coordonne les moyens existants dans une mutualisation des services de maintien à domicile agréés. Ce projet, qui répond à des besoins non couverts et investit sur l’autonomie de la personne handicapée, a vu le jour en mai 2006 dans le quartier de la Belle de Mai.
Pratique d’une activité artistique
| 60% des personnes interrogées déclarent pratiquer une activité artistique | 40% des personnes interrogées déclare ne pratiquer aucune activité artistique |
| Les 3 activités les plus pratiquées * : - lecture-écriture : 45 % - activités multimedia : 30 % - musique : 23 % * Plusieurs réponses possibles | Les activités souhaitées * : - aucune : 29 % - musique : 23 % - activités multimedia : 16 % * Plusieurs réponses possibles |
| Lieux de pratique - à domicile ou sur lieu de vie : 56 % - structure pour personnes handicapées : 32 % - structure tout public : 8 % | Les difficultés de pratique * : - impossibilité liée au handicap : 24 % - lieux de pratique difficiles d’accès : 24 % * Plusieurs réponses possibles |
Les deux activités artistiques les plus fréquemment citées (lecture/écriture et activités multimedia) sont marquées par l’isolement, contrairement à d’autres activités se déroulant dans un contexte collectif (musique & chant, théâtre). Le fait que la majorité des personnes handicapées pratiquant une activité artistique privilégie leur domicile comme lieu de pratique contribue encore à renforcer cet isolement. Lorsque les activités artistiques ne sont pas pratiquées à domicile, elles se déroulent le plus souvent dans des structures pour personnes handicapées, très marginalement dans des structures tout public. En effet, une grande partie des activités de loisirs proposées par les associations de personnes handicapées ont lieu dans les locaux associatifs. Les grandes associations gérant des établissements pour personnes handicapées ont aussi tendance à décliner la majorité de leurs loisirs en interne, ce qui freine l’intégration sociale de leurs usagers. Au contraire, pratiquer des activités de façon mixte, en faisant cohabiter personnes valides et personnes handicapées, n’est pas forcément une pratique répandue. Ainsi, les activités artistiques pratiquées par les personnes handicapées ne favorisent pas leur intégration sociale, que ce soit dans le choix de l’activité ou dans le lieu de pratique.
Les difficultés invoquées par les personnes ne pratiquant aucune activité (lieux difficiles d’accès et difficultés liés au handicap) peuvent être interprétées comme résultant d’une inadéquation entre les lieux de pratique et les incapacités dues au handicap. Cette inadéquation pouvant entraîner une démotivation qui expliquerait que près d’un tiers des personnes déclare ne souhaiter pratiquer aucune activité artistique.
Fréquentation de lieux culturels et de loisirs
| 82% des personnes interrogées déclarent fréquenter des lieux culturels et/ou de loisirs | 18% des personnes interrogées déclarent ne fréquenter aucun lieu culturel et/ou de loisirs |
| Les 3 lieux les plus fréquentés * : - cinéma : 78 % - piscine : 42 % - bibliothèque : 44 % * Total supérieur à 100. Plusieurs réponses possibles | Les lieux souhaités * : - cinéma : 40% - théâtre : 40% - bibliothèque : 40 % * Total supérieur à 100. Plusieurs réponses possibles |
| L’accompagnement lors des sorties : - famille ou amis : 61 % - structure pour personnes handicapées : 29 % - seuls : 4 % | Les difficultés de fréquentation : - difficultés financières : 33 % - difficultés d’accès : 27 % - absence d’accompagnement : 13 % |
Une grande majorité des personnes handicapées interrogées fréquentent des lieux culturels et de loisirs. Les cinémas, les loisirs aquatiques (piscine, mer, plan-d’eau) et les bibliothèques sont les loisirs les plus fréquemment cités. Voyons de plus près ce que recouvrent ces données. Les cinémas ont une obligation légale d’accessibilité aux fauteuils roulants (les dispositifs pour pallier aux handicaps sensoriels sont beaucoup plus rares). Pourtant, cette obligation n’est que partiellement respectée. En effet, s’il est possible d’accéder en fauteuil roulant à une salle de projection dans 41 % des cinémas de la région PACA, seuls 34 % proposent aussi des emplacements réservés pour personnes en fauteuil roulant dans leurs salles et seulement 17 % offrent également des toilettes accessibles ( [1]).
20 % des piscines municipales se déclarent accessibles ( [2]), bien que les aménagements soient relativement incohérents (douches, vestiaires, wc, entrée inégalement accessibles). La plage du Prado à Marseille est équipée de dispositifs destinés à faciliter l’accès aux personnes handicapées : cheminement podotactile jusqu’à la mer pour les personnes non-voyantes ou mal voyantes, ponton adapté aux fauteuils roulants, fauteuil amphibie, places de parking réservées, toilettes, douches et consignes adaptées. L’aménagement de la bibliothèque de l’Alcazar a été pensé dans le but de faciliter l’accès, l’orientation et les déplacements des personnes handicapées. De plus, de nombreux dispositifs sont destinés à permettre l’usage des différents services de la bibliothèque en fonction du handicap des personnes concernées.
Il s’avère cependant que les activités culturelles sont souvent issues d’initiatives isolées de personnes volontaires, mais bénéficiant d’un accompagnement, puisque la majorité des sorties culturelles se déroule en famille ou avec des amis. L’absence d’accompagnement est d’ailleurs un frein important aux sorties culturelles, cité par les personnes ne fréquentant pas les lieux culturels ou de loisirs. A ceci, s’ajoutent des difficultés financières, ainsi que des difficultés d’accès. D’une part, un grand nombre d’établissements ne sont pas équipés à recevoir du public handicapé. Rares sont ceux qui proposent des parcours audio-guidés ou des visites adaptées en fonction des différents types de handicaps. D’autre part, aucune information globale destinée aux personnes handicapées en matière de culture n’est actuellement disponible. Il n’existe, par exemple, aucun fascicule précisant les musées accessibles de la ville de Marseille.
Le témoignage de Joëlle illustre la problématique à laquelle les personnes handicapées sont confrontées lors de leur sortie dans des lieux culturels non aménagés : « C’est bien les salles de concerts, mais une fois à l’intérieur, les gens sont debout, donc on ne voit plus rien, alors que nous payons pareil qu’eux. Du moment que nous avons payé le même tarif, je voudrais voir au moins la scène, mais comme les gens sont debout, on ne la voit pas. » (Comme tout le monde, Regards croisés sur le handicap, www.koinai.net).
Pratique d’une activité sportive
| 33 % des personnes interrogées déclarent pratiquer une activité sportive | 67 % des personnes interrogées déclarent ne pratiquer aucune activité sportive |
| Les 3 activités la plus pratiquées * : - activités aquatiques & nautiques (natation, voile,aquagym) : 38 % - vélo : 10 % - sports de combat :10 % * Plusieurs réponses possibles | Les activités souhaitées * : - aucune : 41 % - sports d’équipe : 16 % - danse, gym : 16 % - jeux de balle : 16 % * Plusieurs réponses possibles |
| Lieux de pratique : - structure pour personnes handicapées : 29 % - structure tout public : 68 % | Les difficultés de pratique * : - impossibilité liée au handicap : 57 % - difficultés financières : 11 % * Plusieurs réponses possibles |
| Equipement : - Avec équipement adapté : 41 % - Sans équipement adapté : 59 % |
L’offre sportive en direction des personnes handicapées existe et bénéficie d’une information globale sous la forme d’un livret édité par le Conseil général des Bouches-du-Rhône [3]. La pratique du sport est également facilitée par l’existence de trois fédérations nationales multisports dédiées aux personnes handicapées [4]. Plusieurs associations proposent également aux personnes handicapées de pratiquer une activité sportive en mettant à leur disposition des équipements adaptés :voilier aménagé, chaise à porteur pour les randonnées... Néanmoins, il s’avère qu’une petite minorité de personnes handicapées pratique une activité sportive, ayant réussi à surmonter les différents obstacles liés à cette pratique : transport, accès, barrière sociale et physique, acquisition de matériel spécifique. C’est une activité essentiellement individuelle, qui se déroule majoritairement dans des structures tout public.
Près de la moitié des personnes ne pratiquant pas d’activité sportive déclare ne souhaiter en pratiquer aucune. Réel déni ? Démotivation ? Peur du regard des autres ? Le prétexte du handicap pourrait être levé par l’utilisation d’équipements adaptés, or ces équipements sont rares et surtout coûteux. Les difficultés financières, citées par 11 % des personnes ne pratiquant pas d’activité sportive, représentent en réalité un frein bien plus important à la pratique sportive qu’il n’y paraît.
Séjours de vacances
| 86% des personnes interrogées déclarent partir en vacances au moins une fois par an | 14% des personnes interrogées déclarent ne jamais partir en vacances |
| 71% des personnes partant en vacances
déclarent être confrontées à des difficultés
pour partir ou durant leur séjour. Les difficultés rencontrées * : - besoin d’accompagnement : 52 % - tarifs trop élevés : 45 % - difficulté à trouver un lieu d’accueil adapté : 24 % - difficulté à trouver un moyen de transport adapté : 21 % * Total supérieur à 100. Plusieurs réponses possibles | Les 3 raisons les plus invoquées * : - difficultés financières : 67 % - impossibilité de voyager sans accompagnement : 33 % * Plusieurs réponses possibles |
Si une grande majorité des personnes interrogées partent en vacances au moins une fois par an, elles sont 71 % à être confrontées à des difficultés pour partir en vacances ou durant leur séjour. Ces difficultés (besoin d’accompagnement et difficultés financières) sont d’ailleurs les mêmes que celles invoquées par les personnes ne partant pas en vacances. Difficultés également relevées par Christian : « Prenez l’exemple des gares TGV, c’est très difficile de voyager, il vaut mieux se faire accompagner. Moi je constate qu’il y a quelques années je voyageais toujours seul pour me rendre chez la famille ou chez des amis par le train à travers la France. Maintenant je demande à être accompagné plus fréquemment. Et je sais que ce n’est pas toujours facile. » (De la lucidité à l’espérance, Regards croisés sur le handicap, www.koinai.net).
Les personnes interrogées déclarent également éprouver des difficultés à trouver un lieu d’accueil adapté. Pour faciliter les séjours de vacances des personnes handicapées, l’Association Tourisme et Handicap a créé un label « Tourisme et Handicap » [5]. Il s’adresse aux professionnels du tourisme et prestataires de services qui souhaitent ouvrir leurs établissements ou leurs sites au public le plus large. Il concerne :
- les hébergements : hôtels, villages de vacances, maisons familiales, chambres d’hôtes, centres d’accueil de jeunes, auberges de jeunesse, résidences de tourisme, locations de meublés et de gîtes, campings, ....
- la restauration : restaurants, bars, brasseries, fermes auberges...
- les sites touristiques : monuments, musées, salles d’exposition, châteaux, sites remarquables, jardins... - les sites de loisirs : parc à thème, salles de spectacles, équipements sportifs et récréatifs, piscines et équipements balnéaires, bases de loisirs, salles de sport...
L’évaluation repose sur un cahier des charges très précis, qui détermine la largeur des portes, la hauteur des interrupteurs, des barres, des axes de rotation, des points de transferts, les aménagements requis dans la salle de bains...
A ce jour, dans les Bouches-du-Rhône, 82 structures et équipements touristiques sont entrés dans la démarche Tourisme et Handicap et 12 sont labellisés.
Une autre difficulté rencontrée par les personnes interrogées concerne les moyens de transport. La SNCF se targue d’offrir de nombreuses facilités aux personnes handicapées. Mais les prestations varient d’une gare à l’autre. Ainsi, certains parcours ne sont pas desservis par des trains permettant la réservation d’un espace dédié à un fauteuil roulant. Il faut alors se rendre en gare (sic !) pour bénéficier d’une prise en charge personnalisée. Le service Minitel ne permet pas de bénéficier actuellement des avantages liés à la carte d’invalidité ou encore de réserver l’espace dédié aux fauteuils roulants. A Marseille, la Gare Saint-Charles bénéficie néanmoins d’un certain nombre d’équipements pour les personnes handicapées : emplacements de parkings aménagés, cabines téléphoniques surbaissées, fauteuils roulants, ascenseurs, toilettes aménagées, bande d’éveil de vigilance.
Lors de l’enquête, d’autres difficultés quant au transport des personnes handicapées nous ont été signalées, comme le refus d’embarquement par une compagnie aérienne.
Sexe
Hommes : 49 % / Femmes : 51 %
Age
18-25 ans : 9 % / 26-35 ans : 21 % / 35-55 ans : 33 % / 56 ans et + : 35 %
Protection juridique :
Oui :18 % / Non : 82 %
Emploi
Personnes occupant un emploi : 28 %
Personnes n’occupant pas d’emploi : 72 %
Parmi celle n’occupant pas d’emploi, 32 % désireraient en occuper un.
Niveau d’études
Primaire : 28 % / Collège : 37 % / Baccalauréat : 16 % / Etudes supérieures : 19 %
Nature du handicap
Perceptif : 27 % / Moteur : 65 % / Cognitif : 8 %
Déplacement
Avec aide mécanique : 48 % / Sans aide mécanique : 52 %
Résidence
Appartement ou maison : 70 % / Résidence spécialisée : 27 % / Autre : 3 %
Situation familiale
Célibat : 37 % / Vie en couple : 15 % / Vie en famille : 40 % / Autre : 8 %
Pour les personnes vivant en couple :
Compagne(on) valide : 72 % / Compagne(on) handicapé : 28 %
Revenus :
65 % des personnes interrogées perçoivent une allocation, pension, ou un autre revenu en raison de handicap ou pour raisons de santé
70 % gèrent leurs ressources seuls ou avec les conseils d’un membre de la famille.
54 % estiment parvenir difficilement à couvrir leurs dépenses avec le revenu dont elles disposent
« Mais je sais qu’actuellement les conditions de vie et les moyens de vivre au niveau des revenus par exemple, pour beaucoup d’entre nous sont très, très faibles et plus on vieillit, plus les conditions sont difficiles parce que le rythme s’accélère, je le vis depuis 40 ans. », Christian (De la lucidité à l’espérance, Regards croisés sur le handicap, www.koinai.net)
Cotorep et invalidité :
65 % des personnes interrogées ont déposé un dossier devant la COTOREP. Parmi elles, 65 % ont un taux d’incapacité reconnu, 59 % ont été reconnus comme travailleur handicapé, 54 % se sont vues attribuées des allocations.
49 % des personnes interrogées disposent de la carte d’invalidité
| Les motifs de déplacement * : - Promenade : 74 % - Soins médicaux : 74 % - Visite de la famille ou des proches : 71 % - Courses / achats : 59 % - Démarches administratives : 51 % - Loisirs, sport et culture : 41 % - Travail, scolarité ou formation : 21 % Total supérieur à 100 - Plusieurs réponses possibles |
| Les difficultés de déplacement : - 26 % des personnes interrogées déclarent ne pas du tout être gênées pour se déplacer. - 41 % déclarent être gênées pour se déplacer sur certains itinéraires - 33 % déclarent ne pas pouvoir se déplacer seules Accompagnement lors des déplacements : 73 % des personnes qui ont déclaré être gênées pour se déplacer ou ne pas pouvoir se déplacer seules bénéficient d’un accompagnement lors de leurs déplacements extérieurs |
| Qui les accompagne ? - Des membres de la famille ou des proches : 55 % - Le personnel d’une structure spécialisée dans le handicap : 28 % - Une aide à domicile ou auxiliaire de vie : 17 % |
Trottoirs trop élevés, circulation ou stationnement de véhicules sur les voies piétonnes, objets qui obstruent le passage... Les déplacements des personnes handicapées s’apparentent parfois à un véritable parcours du combattant. Ainsi, les trois quarts des personnes interrogées éprouvent des difficultés à se déplacer ou ne peuvent tout simplement pas se déplacer seules. L’accompagnement d’une tierce personne devient nécessaire, même, et surtout, pour les déplacements les plus simples :promenade, visites, courses, etc. « Il y a le problème des trottoirs et des marches ou des véhicules stationnés sur les trottoirs. C’est pratiquement impossible si on n’est pas accompagné. » témoigne Christian (En marge, Regards croisés sur le handicap, www.koinai.net)
Le rôle de la famille et des proches, qui réalisent plus de la moitié des déplacements accompagnés, apparaît primordial et permet aux personnes les plus en difficulté de ne pas rester cloisonnées à domicile.
| 30 % des personnes interrogées sont titulaires d’un permis de conduire. 65 % d’entre elles conduisent un véhicule personnel. |
| 45 % des personnes interrogées utilisent les transports en commun, mais 45 % d’entre elles les trouvent difficiles d’accès. |
| Accès aux lieux de loisirs | Accès aux lieux de pratiques sportives | Démarches administratives | Commerces et services de proximité * | |
| Transport spécialisé | 64 % | 46 % | 39 % | 52 % |
| Véhicule privé | 18 % | 33 % | 31 % | 43 % |
| Transport en commun | 14 % | 13 % | 14 % | 27 % |
| Marche | 4 % | 8 % | 16 % | 16 % |
| Taxi | 0 % | 0 % | 2 % | 15 % |
* Petits commerces, supermarchés, restaurant, établissement de santé, services publics, établissements éducatifs et de formation, établissements d’hébergement touristiques, établissements et équipements de transport, établissements et équipements socio-culturels, établissements et lieux cultuels, établissements et lieux de spectacles ou d’exposition, établissements sportifs, lieux nocturnes, lieux touristiques - Total supérieur à 100 - Plusieurs réponses possibles
La conduite d’un véhicule particulier ou l’utilisation des transports en commun ne concerne qu’une minorité des personnes handicapées. La majorité d’entre elles ont recours aux services de transporteurs spécialisés pour effectuer leurs déplacements, quel qu’en soit le motif. « Comme j’ai connu le Groupement Insertion Handicapés Physiques (GIHP), et qu’il me dépose à l’endroit où je veux aller, eh bien, c’est ce que je fais ! Quand j’ai besoin de quelque chose, il me dépose et après, il revient me chercher », affirme Patricia (Je n’ai besoin de personne, Regards croisés sur le handicap, www.koinai.net)
L’aménagement des transports collectifs, quasi-inexistant à Marseille où une seule ligne est aménagée (ligne 19) ne résoudra pas tous les problèmes, comme le précise Charly : « Il y aura toujours un inconvénient, parce que même si les personnes peuvent monter dans le bus, il n’est pas dit qu’elles puissent aller, sans aide, de leur domicile au bus. Boulegan, comme d’autres associations qui existent en France - je pense au GIHP à Marseille - va les chercher directement chez elles pour les emmener à un lieu de leur choix. En fait, c’est l’accompagnement qui, à mon avis, résoudra le problème du transport. » (Je vous interdits de m’interdire, Regards croisés sur le handicap, www.koinai.net)
Mais les aides proposées par les transporteurs spécialisés ne sont pas la panacée : un grand nombre de personnes interrogées, mais également de structures bénéficiant de leurs services, pointent les déficiences du système : tarifs élevés, retards, disponibilité incertaine, nécessité de réserver un trajet 48 heures à l’avance, pas de déplacement en soirée... « Nous faisons souvent appel aux transports spécialisés. C’est très difficile et en plus, ils sont rarement disponibles : c’est par exemple l’horaire qui ne convient pas, ou alors on nous répond souvent par la négative pour une autre raison. On m’a souvent répondu : " Mais jusqu’à quelle heure voulez-vous sortir ? " Comme si les handicapés ne pouvaient plus sortir au-delà de 21h. », témoigne Joëlle (Entre mots et maux, Regards croisés sur le handicap, www.koinai.net->http://www.koinai.net/)
Dans ce domaine encore, l’aide apportée par la famille et/ou les proches est précieuse : « En ville, je suis en fauteuil roulant. Ma mère gare son véhicule aménagé quelque part. Moi, je ne peux pas conduire. Ce sont des amis, un garde-malade ou ma mère qui me conduisent. », explique François (Juste un peu plus victime des apparences, Regards croisés sur le handicap, www.koinai.net)