Formation
93 % des personnes interrogées ont suivi une scolarité. La majorité (62 %) dans une classe ordinaire. Mais pour près des deux tiers, cette scolarité prend fin avant l’entrée en lycée. 19 % seulement ont fait des études supérieures.
35 % des personnes interrogées ont bénéficié, au sein de leur établissement scolaire, d’un service dédié à l’accueil des personnes handicapées. Dans la plupart des cas, ce dispositif consistait en un suivi personnalisé et/ou en l’aménagement d’un lieu spécifique. Parmi les personnes n’ayant bénéficié d’aucun service dédié, l’aménagement d’un temps de réunion est cité juste après le suivi personnalisé dans les besoins liés à l’accueil des personnes handicapées dans les établissements scolaires.
Matériel spécial
| 33 % des personnes interrogées ont bénéficié d’une aide spécifique durant leur scolarité |
| Type d’aide reçue [9] * : - matériel spécial : 56 % - aide personnelle : 56 % - accessibilité aux salles de l’établissement : 38 % - matériel pédagogique adapté : 31 % - aménagement du temps en milieu ordinaire : 31 % * Total supérieur à 100 - Plusieurs réponses possibles |
Pour les personnes n’ayant bénéficié d’aucune aide durant leur scolarité, les besoins cités sont l’aide personnelle, la mise à disposition de matériel spécial et l’aménagement du temps en milieu ordinaire.
La loi du 11 février 2005 "pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées" pose le principe de l’intégration scolaire pour tout enfant porteur de handicap (droit d’être inscrit en milieu ordinaire, dans l’école la plus proche de son domicile). Dans le fait, ce principe n’est pas toujours facile à appliquer. Pour exemple, le paradoxe kafkaïen d’un enfant handicapé inscrit à l’école ordinaire du village de Saint-Jean (Haute-Garonne), mais ne pouvant bénéficier des services d’un Auxiliaire de Vie Scolaire, réclamé par le directeur de l’établissement pour "raisons de sécurité", mais refusé par l’Inspection d’Académique1.
Car dans les faits, les enfants handicapés sont souvent placés dans des établissements spécialisés. Ces structures visent à les éduquer et les soigner selon des programmes, des méthodes et des rythmes adaptés afin de favoriser leur épanouissement et donc leur insertion future dans la société. Dans un souci d’efficacité, les divers établissements se spécialisent de plus en plus, d’où une exclusion des publics non concernés. Il en résulte un choix plus restreint pour les individus. Ainsi, les jeunes handicapés doivent parfois être scolarisés en internat lorsqu’ils habitent trop loin. Ce qui peut provoquer un éloignement de leur famille ainsi qu’un séjour interminable dans une même structure tout au long de leur scolarité, ou au contraire, des changements intempestifs d’établissement en fonction de critères administratifs indépendants de leur propre rythme [10].
[9] Yanous - L’actualité du handicap, septembre 2006 - www.yanous.com
[10] Cf L’enfant différent, Maurice Ringler, Éd. Dunod







