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Enquête Accessibilité

Les difficultés d’accès


59 % des personnes pratiquant une activité sportive déclarent avoir des difficultés d’accès aux lieux de pratique
52 % des personnes fréquentant des lieux culturels et de loisirs déclarent avoir des difficultés d’accès aux lieux fréquentés
32 % des personnes pratiquant une activité artistique déclarent avoir des difficultés d’accès aux lieux de pratique

L’accessibilité aux lieux de loisirs est problématique pour la majorité des personnes interrogées. Les activités sportives se déroulent fréquemment dans des établissements municipaux et/ ou tout public rarement aménagés pour accueillir un public handicapé. De nombreux lieux ne sont qu’à moitié accessibles : marches menant à l’entrée, largeur des portes ou des couloirs insuffisante, vestiaire ou toilettes non aménagés, stades accessibles aux spectateurs handicapés mais pas aux sportifs handicapés... Ces exemples sont autant de freins à la pratique sportive. Les difficultés d’accès aux lieux culturels découlent des mêmes principes. Les activités artistiques hors domicile étant majoritairement organisées au sein de structures pour personnes handicapées, l’accessibilité aux lieux est moins problématique.

Les lieux les plus difficiles d’accès cités par l’ensemble des personnes interrogées :
- petits commerces : 43 %
- services publics : 29 %
- restaurants : 28 %
- lieux touristiques : 20 %

« Pour se déplacer en ville, c’est vrai que c’est très difficile, il y a très peu de magasins ou administrations qui sont accessibles pour les personnes handicapées à Marseille. », s’insurge Carine (La jeunesse retrouvée, Regards croisés sur le handicap, www.koinai.net). Les lieux les plus difficiles d’accès sont également des lieux difficilement contournables : comment faire ses courses ou effectuer tel ou tel démarche administrative quand on est handicapé ? Les personnes interrogées se rabattent sur les grandes surfaces, dont la largeur des rayons, adaptée aux chariots, permet le passage des fauteuils roulants (une fois résolu le problème du transport jusqu’aux centres commerciaux) ou privilégient les démarches par correspondance, de plus en plus pratiquée par les administrations (notamment par La Poste, les Centres d’Impôts, la CAF, la Sécurité sociale).

Les difficultés d’accès rencontrées en fonction des lieux fréquentés

Lieux de pratiques artistiquesLieux culturels et de loisirsLieux de pratiques sportivesLieux administratifsEquipements de proximité**
Cheminement inaccessible ou inadapté50 %61 %40 %38 %56 %
Escalier(s) ou marche(s) menant à l’entrée44 %68 %50 %36 %42 %
Absence de place de parking réservée25 %37 %30 %30 %30 %
Etages non accessibles (absence d’ascenseurs)19 %47 %30 %20 %14 %
Absence de sanitaires pour personnes handicapées6 %34 %20 %13 %22 %
Porte(s) d’entrée inadaptée(e)6 %24 %20 %16 %22 %
Difficultés d’orientation19 %13 %20 %14 %18 %
Absence d’aménagement spécifique adapté aux différents handicaps6 %24 %20 %11 %14 %
Personnel d’information absent ou indisponible6 %3 %20 %7 %4 %
Guichets trop élevés0 %13 %10 %5 %10 %
Obstacles divers69 %55 %50 %39 %58 %

* Totaux supérieurs à 100 - Plusieurs réponses possibles

** La Poste, arrêt de transport en commun, gare SNCF, magasin d’alimentation, supermarché, espace vert, école, pharmacie, café, centre de soins, banque, lieu de travail

Les difficultés d’accès aux différents lieux sont nombreuses, mais certains obstacles sont récurrents : cheminement inaccessible ou inadapté, escalier(s) ou marche(s) menant à l’entrée, étages non accessibles sont régulièrement cités. En revanche, plus rares sont les personnes interrogées se plaignant de l’absence ou de l’indisponibilité du personnel. Mais cela suffit-il à en faciliter l’accès ? A priori, le champ des améliorations est encore large : «  Énormément de travail reste à faire dans ce domaine : au niveau des trottoirs, au niveau de l’accessibilité des bâtiments, des portes, et j’en passe. », déplore Christian, De la lucidité à l’espérance, Regards croisés sur le handicap, www.koinai.net). Et les personnes handicapées doivent faire avec des aménagements parfois incomplets « Il y a des impairs qui se font : on passe en biais les portes et plein de petits trucs qui ont été oubliés », précise Jacques (L’art de tirer le meilleur du pire, Regards croisés sur le handicap, www.koinai.net)

Si l’absence de parking réservé est citée en bonne place, l’occupation des places quand elles existent pose d’autres problèmes : « Les places de parking sont la plupart du temps prises par des personnes valides pressées. Sauf que j’ai besoin d’un espace handicapé pour me garer sinon je ne sais pas me transférer dans ma chaise. », indique Valérie (Femme, mère et handicapée , Regards croisés sur le handicap, www.koinai.net). « Comme pour les places qui sont " handi " réservées aux personnes handicapées, il n’y a qu’un seul sigle qui représente les personnes handi, c’est ce fameux fauteuil avec quelqu’un de schématique. Mais là-dedans, ça englobe tout : les mal-voyants, les personnes qui marchent, mais qui ont eu droit à leur carte d’invalidité (invalides à 80%) et qui se déplacent, alors ceux qui sont valides confondent tout. Quand ils voient une personne qui prend cette place-là et qui sort en marchant normalement, ils n’y comprennent plus rien, et donc ils se garent à côté et ça ne les dérange pas. Si c’est quelqu’un en fauteuil comme moi et s’il se gare à côté de moi, je ne peux plus ouvrir la portière. C’est pour ça que ces places-là, il faut les mettre sur les extrémités, de manière à ce que personne ne puisse venir se garer à côté. », complète Jacques (L’art de tirer le meilleur du pire, Regards croisés sur le handicap, www.koinai.net)

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