Transports
| Les motifs de déplacement * : - Promenade : 74 % - Soins médicaux : 74 % - Visite de la famille ou des proches : 71 % - Courses / achats : 59 % - Démarches administratives : 51 % - Loisirs, sport et culture : 41 % - Travail, scolarité ou formation : 21 % Total supérieur à 100 - Plusieurs réponses possibles |
| Les difficultés de déplacement : - 26 % des personnes interrogées déclarent ne pas du tout être gênées pour se déplacer. - 41 % déclarent être gênées pour se déplacer sur certains itinéraires - 33 % déclarent ne pas pouvoir se déplacer seules Accompagnement lors des déplacements : 73 % des personnes qui ont déclaré être gênées pour se déplacer ou ne pas pouvoir se déplacer seules bénéficient d’un accompagnement lors de leurs déplacements extérieurs |
| Qui les accompagne ? - Des membres de la famille ou des proches : 55 % - Le personnel d’une structure spécialisée dans le handicap : 28 % - Une aide à domicile ou auxiliaire de vie : 17 % |
Trottoirs trop élevés, circulation ou stationnement de véhicules sur les voies piétonnes, objets qui obstruent le passage... Les déplacements des personnes handicapées s’apparentent parfois à un véritable parcours du combattant. Ainsi, les trois quarts des personnes interrogées éprouvent des difficultés à se déplacer ou ne peuvent tout simplement pas se déplacer seules. L’accompagnement d’une tierce personne devient nécessaire, même, et surtout, pour les déplacements les plus simples :promenade, visites, courses, etc. « Il y a le problème des trottoirs et des marches ou des véhicules stationnés sur les trottoirs. C’est pratiquement impossible si on n’est pas accompagné. » témoigne Christian (En marge, Regards croisés sur le handicap, www.koinai.net)
Le rôle de la famille et des proches, qui réalisent plus de la moitié des déplacements accompagnés, apparaît primordial et permet aux personnes les plus en difficulté de ne pas rester cloisonnées à domicile.
Voiture vs transport en commun
| 30 % des personnes interrogées sont titulaires d’un permis de conduire. 65 % d’entre elles conduisent un véhicule personnel. |
| 45 % des personnes interrogées utilisent les transports en commun, mais 45 % d’entre elles les trouvent difficiles d’accès. |
Les modes de transport utilisés selon le motif de déplacement
| Accès aux lieux de loisirs | Accès aux lieux de pratiques sportives | Démarches administratives | Commerces et services de proximité * | |
| Transport spécialisé | 64 % | 46 % | 39 % | 52 % |
| Véhicule privé | 18 % | 33 % | 31 % | 43 % |
| Transport en commun | 14 % | 13 % | 14 % | 27 % |
| Marche | 4 % | 8 % | 16 % | 16 % |
| Taxi | 0 % | 0 % | 2 % | 15 % |
* Petits commerces, supermarchés, restaurant, établissement de santé, services publics, établissements éducatifs et de formation, établissements d’hébergement touristiques, établissements et équipements de transport, établissements et équipements socio-culturels, établissements et lieux cultuels, établissements et lieux de spectacles ou d’exposition, établissements sportifs, lieux nocturnes, lieux touristiques - Total supérieur à 100 - Plusieurs réponses possibles
La conduite d’un véhicule particulier ou l’utilisation des transports en commun ne concerne qu’une minorité des personnes handicapées. La majorité d’entre elles ont recours aux services de transporteurs spécialisés pour effectuer leurs déplacements, quel qu’en soit le motif. « Comme j’ai connu le Groupement Insertion Handicapés Physiques (GIHP), et qu’il me dépose à l’endroit où je veux aller, eh bien, c’est ce que je fais ! Quand j’ai besoin de quelque chose, il me dépose et après, il revient me chercher », affirme Patricia (Je n’ai besoin de personne, Regards croisés sur le handicap, www.koinai.net)
L’aménagement des transports collectifs, quasi-inexistant à Marseille où une seule ligne est aménagée (ligne 19) ne résoudra pas tous les problèmes, comme le précise Charly : « Il y aura toujours un inconvénient, parce que même si les personnes peuvent monter dans le bus, il n’est pas dit qu’elles puissent aller, sans aide, de leur domicile au bus. Boulegan, comme d’autres associations qui existent en France - je pense au GIHP à Marseille - va les chercher directement chez elles pour les emmener à un lieu de leur choix. En fait, c’est l’accompagnement qui, à mon avis, résoudra le problème du transport. » (Je vous interdits de m’interdire, Regards croisés sur le handicap, www.koinai.net)
Mais les aides proposées par les transporteurs spécialisés ne sont pas la panacée : un grand nombre de personnes interrogées, mais également de structures bénéficiant de leurs services, pointent les déficiences du système : tarifs élevés, retards, disponibilité incertaine, nécessité de réserver un trajet 48 heures à l’avance, pas de déplacement en soirée... « Nous faisons souvent appel aux transports spécialisés. C’est très difficile et en plus, ils sont rarement disponibles : c’est par exemple l’horaire qui ne convient pas, ou alors on nous répond souvent par la négative pour une autre raison. On m’a souvent répondu : " Mais jusqu’à quelle heure voulez-vous sortir ? " Comme si les handicapés ne pouvaient plus sortir au-delà de 21h. », témoigne Joëlle (Entre mots et maux, Regards croisés sur le handicap, www.koinai.net->http://www.koinai.net/)
Dans ce domaine encore, l’aide apportée par la famille et/ou les proches est précieuse : « En ville, je suis en fauteuil roulant. Ma mère gare son véhicule aménagé quelque part. Moi, je ne peux pas conduire. Ce sont des amis, un garde-malade ou ma mère qui me conduisent. », explique François (Juste un peu plus victime des apparences, Regards croisés sur le handicap, www.koinai.net)







