TOUT,
TOUT DE SUITE !
AU NOM DE L'AÏL,
DE LA CANDEUR
ET DES SARDINES EN BOÎTE...
       
           
       

Peintre, éducatrice, gardien, graphiste, animateur, agent de La Poste...Début d'une liste où certains se retrouveront mais qui, après tout, n'est qu'une liste de métiers.

Certes, les acteurs de ce chantier y sont arrivés sans emploi et un effort particulier a été fait en ce sens. Mais l'essentiel, c'est que, le temps du chantier, chacun s'est réinventé une nouvelle vie sociale ou ses prémisses.
Certains y ont trouvé l'énergie suffisante, l'élan qui leur manquait pour redémarrer, emplois et formations à la clé.
D'autres, parce que leurs situations ne pouvaient se démêler en quelques mois, ont avancé avec nous, en défrichant, en faisant un travail sur eux même pour d'aucuns. Le début d'un travail qu'il aurait fallu poursuivre.

 
         
     
             
         

Jeannette, 28 ans,
1 fils de 2 ans.
Dès son arrivée sur le chantier, le 21 mai, l'ardeur et le décallage humoristique de Jeannette la rendent sympathique à toute l'équipe.
Mais les difficultés de Jeannette la rattrapent iinéluctablement. A partir de juillet elle n'a plus de garde pour son fils. Elle ne vient donc plus sur le chantier.
Ses problêmes de garde ainsi que d'autres, plus graves ou de profonds questionnements empêchent Jeannette de réintégrer le chantier, malgré les propositions de crêche faites par Résurgences début octobre.

 
 
     
       
     
     
 

Jean-Jacques, 50 ans.
Le bonhomme est aussi surprenant que son parcours: parti en Afrique sur un coup de tête en 1973, il y reste 10 ans, se marie, pratique tous les métiers du bâtiment.
Retour solitaire en France pour enchaîner d'autres boulots, de tous types, faire la route et découvrir la foi.
Les années passent.

De CES en CES, JJ trouve, au sein du chantier Akya-Ahka, le contact humain qu'il recherche. Trouver un emploi stable pour JJ est plus difficile, finalement, JJ est embauché à t.p. le 10 février pour un job de gardien de copropriété. A la fin du chantier, l'employeur souhaite reconduire, à plein temps cet essai...
JJ quitte l'hôtel meublé où il vivait pour un appartement.

 
     
   
     
             
         

Hassanaty, 48 ans,
1fille de 16 ans.
Le franc-parler de
Mama-Hassanaty peut dérouter, mais ça ne l'embarrasse pas beaucoup, comme pas grand-chose d'ailleurs.
Maternelle et intarrissble conteuse, Hassanaty nous emmène des après-midis entières en Afrique et à
Madagascar, l'ouvrage à la main, l'oeil attentif au travail de l'aiguille.
Femme réfléchie, Hassanaty n'a
guère d'illusions quant à l'avenir; ça ne l'empêche pas de savoir bosser.

Pour Hassanaty, l'expérience Akya-Ahka a été un moment de choix: travail de qualité et rôle dans l'équipe à la hauteur de la Dame!
Vous cherchez une bonne couturière et vous aimez rire d'histoires malgaches et africaines, vous pouvez tenter le coup...

 

 
     
       
     
     
 

Quand Samir arrive sur le chantier, le 17 mai, il vient de fêter ses 23 ans.
Son projet: utiliser ses atouts, sa belle gueule et sa pitrerie, faire l'acteur, quoi!
Problême, ça demande un important investissement de soi..
Sur le chantier, Samir nous a montré qu'il était un touche-à-tout aux attraits en formes de yoyo: un soupçon d'informatique, un zeste de cinéma avec le CAC, et de la compétition, à chacun son carburant...
Confronté à des ambitions plus pragmatiques, Samir passe son BAFA en animation et médiation pendant son dernier trimestre à Résurgences, Il est recruté sitôt le chantier clos pour un poste d'animateur dans un centre aéré.
Voie non négligeable pour Samir: un travail intéressant lui laissant l'opportunité de poursuivre sa passion artistique.

 
   
   
       
     

Karima, 36 ans.
Microtrottoir: "Karima
, ha oui, je me rappelle, c'est le nom de la panthère dans Le Livre de la Jungle..."

L'expérience de Karima en structures d'accueil l'a toujours décidée à continuer dans cette voie, mais elle place la barre à une hauteur difficile d'accès, comme pour beaucoup de choses qu'elle entreprend, c'est vrai; pas de médiocrité pour Karima, exigence parfois encombrante.
De toutes façons, Karima est déterminée à surmonter toutes les embûches: éducatrice ou formatrice elle sera, contre vents et marées...
Elle termine Akya-Ahka en candidatant à de nombreux postes;
elle travaille finalement pour un centre aéré et d'autres structures, à temps partiel.

     
     
             
         
Hanane, 21 ans.
Hanane, un passage rapide et passionné, mouvementé... violent.
Nouveau conflit? Hanane nous dit qu'elle souhaite partir. Le conflit devient un défit: Elle passe son temps de travail à consulter les annonces sur le Net, en trouve une qui lui correspond, postule, et est embauchée dans les jours qui suivent... Finalement, les conflits ont parfois du bon.
Il parrait que, depuis, Hanane s'est mariée...
 
     
         
     
             
         

Christian, 46 ans.
Déjà fait le coup du cowboy solitaire débarqué du Grand-Nord?
A
Paris, Christian
a exercé le métier de designer industriel puis celui de designer graphique: pub, édition, communication.
Christian, parlant de son parcours: "Hum, un peu troué le CV, mais je m'en fous, j'ai passé du bon temps"... temps révolu...

Avec ses réglages, ses découvertes et ses attractions, Akya-Ahka bouscule.
Nouveau temps: celui de concevoir le site de Résurgences que vous êtes en train de consulter...
Résurgences avec qui CC travaille à ce jour.



 
     
       
     
             
         

Alexandra, 21 ans.
Alexandra: un premier trait de cynisme, un deuxième d'engouement; à mixer avec un sens critique très développé...résultat détonnant...
Et comme Alex évoque l'accumulation d'images fortes, sa vie ressemble à un road-movie;
Akya-Ahka en est une étape.

Etape courte pendant llaquelle Alex s'accorde une pause: elle fait le compte des domaines qui ll'intéressent...nombreux.
En faire le tri lui semble une autre affaire.
Alex, semble-t-il, a trouvé la formation à la hauteur de ses attentes: "médiation sociale auprès de publics en situation de marginalité".



 
     
       
     
             
         

Dalila, 36 ans, 2 enfants.
Le texte de Dalila pourrait s'intituler "mes valeurs".
Coutumes, religion, place de la famille, liberté en devenir... En quelques lignes, Dalila réussit à s'auto-survoler de boucles, certaines inattendues.
L'idée qu'elle compte sur elle-même lui tient particulièrement à cœur, même si avant toute chose, Dalila est une épouse et une mère... en attente d'un troisième enfant.

Trois mois après son arrivée sur le chantier, elle part en congé-maternité. Dalila aurait voulu terminer ce chantier mais ce ne fut pas possible... puisqu'il ne durait que neuf mois.

 
     
texte Dalila Hamdi, visuel C.Coursaget
     
             
         

Mariam, 27 ans,
1 fille de 2 ans.

Il y a quelques années, après une enfance tourmentée, Mariam se marie...et craque au bout de deux ans de maternage...Cet avenir de mère au foyer n'est pas le sien.

Sur le chantier, une autre jeune femme se découvre, consciente et attentive. Par l'écriture, elle se reconstruit et raconte ses coutumes et son pays, lointains, son père disparu...
Pendant le chantier, Mariam a pu faire un stage de décoration industrielle. Intérêt relatif!
Aussi, la proposition faite par Résurgences de prolonger son contrat afin de travailler ,entre autres, pour un projet de vidéo sur "Les Quartiers-Nord" avec Circuit-Court iintéresse-t-elle beaucoup Mariam.

 
     
       
     
             
         

Marie-Christine, 29 ans.
Comme elle le dit,
Marie-Christine aime bien rigoler. Elle a du temps à rattraper, une situation difficile dont elle a du mal à s'extirper.
Aussi le chantier devient-il un terrain de découverte et de changements pour MC.
Banal à dire, mais "faire des rencontres" n'a pas la même signification pour tout le monde. Pour Marie-Christine on devrait parler plutôt d'ouverture sur un autre monde.

Alors, évidemment, comment poser la question de ll'insertion dans un tel cas ? Même si nous avons travaillé avec elle sur des projets d'emploi, nous savons que cela ne pourra être profitable que si elle va au bout de son évolution personnelle. MC a retrouvé la trace de sa mère quelques semaines avant la fin du chantier. Enfin.

 
     
       
     
             
         

M'changama, 29ans,
1 enfant.
M'changama possède un projet précis, des compétences et une expérience professionnelle indéniable. Peintre aux Comores, il n'a jamais vécu de longues périodes de chômage. Paradoxalement, depuis qu'il est en France, sa situation est devenue difficile: Deux ans sans trouver d'emploi déclaré et stable, petits jobs, difficultés, perte de confiance.

Sur le chantier, M'changama est un de ceux qui s'investissent le plus et le plus sérieusement dans la construction des machines.
Il postule sur des offres de peintre,des formations... et trouve une formation qualifiante rémunérée en peinture industrielle. Validée par un partenariat entre le centre de formation et des employeurs, elle sera suivie d'une embauche en CDI par l'un des partenaires à la formation.

 
     
       
     
             
         

Abdel-Halim, 39 ans,
2 enfants.
Avec Abdel-Grognon, critique en contrats CES et spécialiste en formations non-transformées, nous disposions d'une remise-en-question quasi permanente du chantier.
Contestation semble-t-il nécéssaire à l'évolution du bonhomme.

Ce chantier "remuant beaucoup de choses en lui", a été producteur d'un déclic.
Après une certaine maturation, Abdel a trouvé l'énergie pour trouver un emploi pour un sous-traitant de La Poste en intérim. Rapidement remarqué par ses supérieurs, ils lui ont très vite proposé un contrat. Selon les promesses de son directeur, il compte accéder sous peu à un contrat avec La Poste elle-même.

 
     
       
     
             
         

Notre ami de 37 ans a 1fille.
Cas malheureusement de plus en plus fréquent en insertion, parce que perte de temps de plus en plus fréquente de la part des institutions hésitantes, notre ami que nous nomerons Sanom se trouve confronté à la vie avec un handicap en termes de temps. Dix années perdues à rattraper, à tous les niveaux.

Dès lors, il s'agit pour lui de retrouver une vie normale: un logement, un travail, des projets; sa stabilité est en jeu.
Après des recherches au départ chaotique et un faux départ, Sanom s'est inscrit en formation qualifiante à l'ADEF, avec suite possible vers CAP de plaquiste.

 

 
     
     
     
             
         
Jeanne, 49 ans.
Avec Jeanne, nous avions décidé de continuer à travailler ensemble; Jeanne avait de gros talents d'écriture et d'utilisation de l'outil informatique.
Le destin a décidé de mettre fin à notre collaboration, Jeanne nous a quitté pendant l'été 2003.
 
     
  texte Jeanne Vaissière, visuel C.Coursaget    
contactez RESURGENCES à : info@resurgences-ak.org