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Deux grandes machines musicales mobiles sont construites. Elles seront mises en valeur par une seconde utilisation, à visée artistique, qui devrait intervenir en 2004.
De la réinterprétation des esquisses de base aux plans finalisés, des dessins techniques aux commandes de matériaux, la phase préparatoire permet à chacun de se situer par rapport à un travail d’étapes, de choix, et bien sûr de groupe.

La phase de mise en forme est plus complexe ; de nombreux outillages ou technologies y sont mis en œuvre. Elle se situe d’avantage dans une perspective d’action mais aussi d’investissement personnel. Par leur aspect fictionnel, "les Machines musicales mobiles" possèdent une part de rêve. En tant que support d’activité, elles invitent, par là même, à un engagement d’autant plus élaboré qu’il est en prise avec la réalité économique.
Une trentaine d’affiches format A3 sont réalisées, composées à partir de textes et de photos de chantier. Deux cents textes sont écrits sur des sujets abordés en équipe, des thèmes personnels, des récits de vie. Une trentaine de travaux plastiques : peintures, maquettes, linogravures, ....
Le chantier et ses activités ainsi que les changements de mode de vie qu’il implique sont le point de départ des récits de chantier. Puis au fil de l’écriture, apparaissent des regards plus introspectifs, des thèmes souvent personnels, parfois critiques.
Pour les affiches, l’association de ces textes aux images du chantier est plus complexe. Basiquement, rien d’"illustratif" dans le rapport photo-récit.
Il faut créer de nouveaux liens entre ces éléments, parfois inattendus, créer de nouveaux sens. C’est aussi l’occasion d’utiliser des logiciels graphiques.
Comme avec le triptyque, cet autre support d’activité où le débat de groupe puis l’écriture d’un texte et sa saisie puis sa déclinaison graphique élaborent une base de travail en même temps qu’une base de (re)découverte de sa propre créativité.
350 photos du chantiers sont réalisées : chaque équipier utilise, à tour de rôle, un 24 poses jetable. Postulat de départ : photographier le chantier, les autres. Photos-reportages et photos-souvenirs à la fois ; liberté : on pense que "prendre" des images ne laisse pas de marques.
Un film documentaire est aussi réalisé en partenariat avec le CAC : Approche de l’interview et de son tournage, du montage et de sa signification.
Enfin, une équipe de six personnes issue de Résurgences participe aux Rencontres Cinématographiques de Digne-les-Bains, invitée par l’Atelier Presse, concepteur du journal "le Crible". Celui-ci propose à Résurgences de maquetter un encart de 4 pages - points de vue, critiques de films - adapté au support existant.
Vous trouverez une présentation des bénéficiaires du chantier akya-ahka sur la page web suivante : bénéficiaires d’akya-ahka.